mercredi 1 juin 2005

Banc en pin à queues droites


Ce projet se veut mon tout premier. Aux allures simples, il a tout de même nécessité plusieurs heures de travail manuel. Le plus complexe étant bien sûr la précision nécessaire pour l’emboîtement des queues droites (tenons et mortaises). Point intéressant de ce projet : même sans colle (pour les tenons), il aurait été très stable, voir même démontable. Mais j’ai tout de même appliqué de la colle pour assurer sa solidité.

Essence de bois : pin
N’ayant pas l’équipement nécessaire pour préparer le bois brut, j’ai opté pour du pin déjà blanchi, de 1 ½ pouces d’épaisseur, vendu dans tout bon magasin grande surface. C’était de toute façon le seul bois disponible de cette épaisseur dans ces magasins. 

Construction
La première étape à ce projet, étant donné que le bois avait déjà la bonne épaisseur, fût de coller les divers morceaux. C’était ma première expérience de laminage et je ne disposais que de quelques serres en F Canadian Tire. Le résultat fût tout de même plutôt bon et j’ai ensuite sablé chacun des 4 morceaux.

J’étais déjà rendu à faire les tenons/mortaises. J’ai commencé par faire les tenons de la tablette du dessous puis sur le dessus des 2 pieds. Je me suis servi d’une scie à dos puis de ciseaux à bois et d’une râpe. Une fois les tenons complétés, je me suis servi de ceux-ci pour tracer mes mortaises.

Les mortaises ont d’abord été percées avec une perceuse sans fil (j’aurais vraiment aimé avoir une perceuse à colonne à ce moment). L’angle n’était pas parfait mais tout de même pas si mal. J’ai pu corriger la majeure partie au ciseau par la suite

J’ai ensuite fait quelques ajustements à la râpe et aux ciseaux pour emboîter le tout ensemble, en commençant par la tablette du dessous. Le tout m’a tout de même demandé beaucoup de temps, mais le résultat en valait le coup.

J’ai finit le tout en collant les tenons/mortaises et en sablant le banc au complet à la saleuse orbitale. 

Finition
Vu la fragilité du pin blanc, je devais lui offrir une certaine protection. J’ai opté pour l’huile d’abrasin. Ce n’est peut-être pas la meilleure protection possible, mais 3 couches de celle-ci ont donné un très beau résultat, faisant ressortir le grain, et solidifiant tout de même le bois. L’huile a d’ailleurs fait foncé le bout des tenons comme prévu (ils absorbent davantage l’huile). 

Matériaux utilisés
- Pin blanc select blanchi de 1 ½ pouces d’épaisseur
- Colle d’ébénisterie
- Huile d’abrasin 100% (100% Tung oil) (LeeValley) 

Difficultés rencontrées
- Vu le manque de perceuse à colonne à ce moment, mes trous pour les mortaises (terminés au couteau par la suite) étaient difficiles à faire droits à travers 1 ½ pouce de bois. J’ai dû corriger le tout au couteau par la suite.
- J’ai trouvé le pin assez fragile et j’ai dû recoller, à une ou deux occasions, des éclats de bois fait au couteau. Des couteaux bien aiguisés sont primordiaux. 

Dimensions finales
Longueur : 48 pouces.
Largeur : 16 1/2 pouces.
Hauteur : 15 pouces. 

Résultat final
Je suis plutôt satisfait du résultat, j’aime bien le design et la couleur finale avec l’huile d’abrasin. La finition des tenons/mortaises n’est toutefois pas parfaite, bien qu’acceptable et j’aurais préféré faire le banc en bois dur, car celui-ci marque facilement. J’ai comme projet éventuel d’en refaire un dans le même genre, mais avec un bois foncé et un bois plus pâle, du genre cerisier pour les 2 pieds et l’érable pour la tablette et le dessus. Ce banc fait très bien dans l'entrée !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire